Ces métiers créés pour vous rendre heureux au travail

2016-09-23

Pour de plus en plus d'entreprises, le mot d'ordre n'est plus rentabilité, mais bien-être. Convaincues que le bonheur de leurs salariés est un gage de réussite, certaines sociétés offrent tous les jours le petit-déjeuner, d'autres organisent le barbecue du vendredi et autour de cela, et on voit naître de nouveaux métiers dont le but est de nous rendre heureux au travail...Pour vous expliquer tout cela, nous avons trouvé un article publié par Les Echos.fr et qui résumé le but de la démarche.

TENDANCE // Travaillons mieux, vivons heureux. Depuis plusieurs mois, on voit fleurir au sein des entreprises de nouveaux métiers tels que "Chief happiness officer", "People officer" ou "Culture manager".  

L’équation ? "Un salarié heureux est le meilleur ambassadeur de la marque auprès du client", explique Nathalie Forestier, 47 ans, fraîchement nommée Chief happiness officer chez Alloresto. Entrée il y a 10 ans dans l’entreprise, Nathalie est passée d'un poste de commerciale à la communication interne, avant d’endosser sa nouvelle fonction. "Si on n’aime pas les gens, on ne peut pas faire ce métier", assure-t-elle.

Depuis, Nathalie redouble d’énergie et organise des événements tels que le "chouchoute day" : masseurs, ostéopathes et manucures sont aux petits soins des salariés, le temps d’une journée. L’entreprise a également misé sur les espaces de détente : sur les 980m2, 250 y sont consacrés, avec tables de ping-pong, canapés, gros coussins…

Les RH, en mieux

Zeïna Peerboccius est, elle, Talent & Happiness manager chez Doctolib depuis 10 mois. Pour elle, ce "rebranding" du poste de DRH envoie un message fort : la startup lancée en 2013 est "prête à tout pour garder ses talents". Son rôle ? Assurer la cohésion entre les 220  "doctolibeurs", en organisant par exemple des moments de retrouvaille, à l’instar des "docto-weekends" : un séjour au ski aux Arcs en mars, une virée près de la mer, à Sainte-Maxime, l’automne dernier…

Zeïna met également un point d’honneur à favoriser les interactions à tous les niveaux de la hiérarchie, des collaborateurs aux fondateurs. "Nous n’avons pas un fonctionnement pyramidal, insiste-t-elle. Par exemple, Stanislas Niox-Château, notre directeur général, assure lui-même la formation des équipes. C’est important de rester accessible : on est tous ensemble dans la même aventure".

Mais peut-on réellement faire le bonheur de ses salariés ? "Je ne pense pas qu’ils attendent de nous qu’on les rende ‘heureux’, mais que leur boulot ait un sens", explique Yolande Libene, Talent and culture manager au sein de l’Agence de conseil en innovation Fabernovel. Sa mission ? Inculquer aux employés une culture d’entreprise, afin qu’ils travaillent ensemble autour de valeurs communes et partagent les bonnes pratiques.

Un business florissant

Startups comme grands groupes font ainsi de plus en plus appel à des intervenants extérieurs pour (re)motiver leurs troupes. Près de 400 entreprises sollicitent, par exemple, régulièrement les experts de l’Institut de médecine environnementale (IME), basé à Paris. L’IME Pôle Conseil travaille, entre autres, sur la gestion de la motivation et du stress au travail.


"Nos consultants, coachs et formateurs transfèrent aux managers et collaborateurs les avancées en psychologie et neurosciences, et leur fournissent plusieurs outils", explique Céline Butin, directrice des Relations institutionnelles.

Un coach de l’IME pourra, par exemple, aider les salariés à combattre le stress en les poussant à dresser une liste des avantages et des inconvénients d’une éventuelle promotion, mais aussi d’un potentiel échec. "C’est difficile de tirer les avantages d’une défaite. Mais plus on réfléchit, plus on en trouve, assure Céline Butin. Le travailleur devient serein : il acquiert une vision globale des perspectives qu’une prochaine échéance importante pourrait lui ouvrir". 

Le métier de coach dans les cursus des grandes écoles

Le métier de coach a définitivement le vent en poupe, si bien que des grandes écoles proposent désormais cette spécialisation, comme HEC Paris avec son master "Consulting and coaching for change". Mais pas seulement : sophrologues, hypnologues ou encore artistes sont maintenant sollicités sur le lieu de travail. Sans parler des architectes appelés à la rescousse pour optimiser l’ergonomie des bureaux avec aires de travail nomades et autres salles de repos.


Le marché des pourvoyeurs de bonheur est donc en pleine expansion. Pour autant, "celui-ci reste très fragmenté", nuance Prescilla Paillol, fondatrice de la jeune pousse Softn, lancée ce mois-ci. Cette plate-forme vise justement à regrouper tous les professionnels du bien-être pour que les sociétés puissent, en un clic, trouver masseurs, kinés, ostéopathes, profs de yoga ou de zumba… Une cinquantaine d’entreprises ont déjà témoigné leur intérêt pour cette démarche, qui place le bonheur des travailleurs à portée de clic.

Par Julia Mourri