RAPPORT DES TENDANCES KINNARPS PARTIE 1. DU BERCEAU AU BERCEAU

2013-09-13

KINNARPS' TREND REPORT PART 1. FROM CRADLE TO CRADLE

Comment et où travaillerons-nous dans le futur ? Quelles valeurs gouverneront la société et le secteur des entreprises ? Après des recherches approfondies et des centaines d'entretiens avec des décideurs de premier plan, Kinnarps a identifié les huit tendances les plus importantes qui ont un impact sur notre époque. Voici un résumé de la première partie : Du berceau au berceau – l'importance d'œuvrer pour le développement durable environnemental !

De nombreuses observations stupéfiantes ont été faites au cours des derniers mois sur le toit du nouveau et formidable siège de Price Waterhouse Cooper à Londres. Des oiseaux qu'on n'avait pas vus depuis des décennies dans la capitale anglaise se sont mis à y construire leur nid, et on a pu voir un grand nombre d'espèces d'insectes rares qu'on croyait disparues pour toujours bourdonner au milieu des cheminées. Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette faune était aussi animée qu'inattendue.

Mais qu'a-t-il donc bien pu se passer dans le plus grand cabinet d'expertise-comptable au monde ?

L'explication est aussi simple qu'encourageante : lorsque le bâtiment a été construit, les architectes ont eu recours aux dernières découvertes environnementales. Ce bâtiment est le premier d'Angleterre à recevoir la certification « Outstanding » de BREEAM, qui est le leader mondial en termes de méthodes d'évaluation de la performance environnementale. Grâce à une toute nouvelle approche du recyclage, le gratte-ciel est extrêmement représentatif de l'un des principaux vents de changement qui soufflent sur notre société, à savoir prendre soin de notre environnement.

Descendons maintenant de plusieurs étages et passons de cette nouvelle vie animale au sein des puits de ventilation et des antennes paraboliques sur le toit au bureau de Dennis Nally, le Président du conseil. Voici ce qu'il a répondu lorsque nous l'avons interrogé : 

« En tant qu'entreprise, nous nous devons d'agir de façon éthique et crédible en ce qui concerne les problèmes environnementaux. En fin de compte, il est complètement nécessaire d'être en mesure de conserver un personnel qualifié à bord et d'affirmer notre position dans un monde de plus en plus compétitif. Il est alors évident que nous devons également construire de la manière la plus respectueuse de l'environnement qui soit. »

C'est une idée que partage de plus en plus d'entreprises. Doucement mais sûrement, la société évolue vers une nouvelle conscience, où l'environnement, l'éthique et le développement durable ont de plus en plus d'importance dans la façon dont les clients et les consommateurs font leurs choix. 

« Une vie professionnelle en faveur du développement durable environnemental, évidemment ! Les utilisateurs deviennent de plus en plus exigeants », dit Christina Bodin Danielsson du Stress Research Institute de l'Université de Stockholm.

Ce changement d'attitude a d'abord été adopté par la jeune génération actuelle. Les personnes nées dans les années 1980 et 1990 n'acceptent pas les entreprises qui « écologisent » leur profil pour se donner une bonne image – le développement durable doit faire naturellement partie des opérations et être inspiré par un engagement sincère. Nous ne voulons pas acheter le produit d'une entreprise qui ne respecte pas ces règles, et encore moins faire appel à cette entreprise ou travailler pour elle. Nous préférons de loin rentrer chez nous et publier un mauvais commentaire sur les réseaux sociaux. Pour la première fois dans l'histoire, le citoyen individuel dispose d'une opportunité unique pour faire entendre sa voix et avoir un véritable impact sur les entreprises et les autorités d'une façon qui lui était auparavant impossible. 

« Les entreprises qui ne respectent pas les règles de la RSE* traverseront une période difficile dans le futur », prévoit Henrik Axell, le développeur du concept de Kinnarps Next Office – Activity Based Working.

Le concept qui revient souvent lors des entretiens réalisés dans le cadre du travail sur le rapport des tendances est celui des trois P : Planète, Personnes et Profit. Quelles empreintes environnementales, sociales et économiques laissons-nous aux générations futures ? Où le produit est-il fabriqué ? Comment le processus s'est-il déroulé ? D'un point de vue holistique, il devient de plus en plus important de prendre en compte les aspects environnementaux - et également de prendre en compte ce que nous léguerons de ce monde. Nous commençons à comprendre que nous ne faisons vraiment qu'emprunter la planète.
McDonough Braungart Design Chemistry est une entreprise en première ligne pour ce travail : elle s'est inscrite à la marque Cradle to Cradle, qui a pour objectif de créer un système qui ne laisse aucun déchet derrière lui. Tout est inclus au sein d'un écosystème fermé. Une solution et une vision qui deviennent de plus en plus urgentes. 

« Il ne suffit plus de déclarer que l'on prête attention à l'environnement pour se distinguer des autres – on attend maintenant que chacun fasse ce qu'il peut », dit Derek Barker, Directeur général d'Haskoll.

En d'autres termes, l'époque où il suffisait de soulager sa conscience en compensant les émissions par l'éclairage du personnel est révolue. Les entreprises ne peuvent plus non plus se cacher derrière l'idée selon laquelle les investissements environnementaux seraient trop coûteux. Au contraire. De nouvelles recherches montrent que les entreprises qui adoptent un profil écologique sont 16 fois plus productives que les autres.
Les autres avantages liés à une approche environnementale active sont les économies d'énergie et, dans certains pays, les réductions d'impôts qui récompensent les entreprises disposant de bureaux écologiques. Cela signifie que les entreprises en première ligne pour le travail environnemental disposent d'un avantage compétitif majeur.

« Nous devons identifier quelles sources de matières premières actuelles de nos productions deviendront de plus en plus rares dans le futur afin de savoir si nous pouvons les remplacer. Nous devons également mettre en place des écosystèmes avec des produits qui peuvent facilement être détruits et recyclés. Cela peut ne pas sembler durable aujourd'hui d'un point de vue financier, mais ce sera finalement le cas lorsque la population mondiale aura doublé. C'est pourquoi il est important que nous soyons prêts », dit Liv Tveter, Présidente générale de Kinnarps Norge.

Ces entreprises qui réussissent cette transition – et montrent ainsi qu'elles sont responsables sur les plans environnemental et social – seront les vainqueurs de demain.
D'après une importante enquête américaine (PWC Survey Millenials at work), 86 pour cent de l'ensemble des jeunes actifs ont déclaré qu'ils changeraient de travail si leur employeur ne respectait pas les obligations de la RSE*.

NALJEN STÅHLSTRÖM


* Responsabilité sociale des entreprises

CHEZ KINNARPS, C'EST COMME ÇA QUE ÇA MARCHE !

Quelles sont les opinions de Kinnarps en termes d'environnement et de développement durable – et comment pouvons-nous inspirer d'autres entreprises ? Tomas Ekström, responsable Environnement, et Elisabeth Slunge, responsable Marque/Gamme/Design chez Kinnarps ont dû répondre aux six questions importantes qui suivent.

Elisabeth Slunge Brand/Range/Design director                       Tomas Ekström Environmental Manager

Que doit-on garder à l'esprit lorsqu'on recherche un lieu de travail plus respectueux de l'environnement ?
Il faut demander des certifications environnementales pour les meubles et les couleurs utilisés pour meubler le bureau. Ainsi, les entreprises peuvent par exemple s'assurer que les forêts dans le monde sont exploitées de manière durable et qu'aucun produit chimique toxique n'a été utilisé au cours de la production.
Optimisez l'espace de bureau et faites en sorte qu'il n'y ait pas de zones non exploitées.
Elisabeth Slunge

Qu'exigez-vous de vos fournisseurs sur le plan environnemental ?
Tous nos fournisseurs doivent respecter les législations suédoise et européenne. En plus, tous les matériaux fournis sont accrédités Nordic Ecolabel. Nous veillons également à ce que nos fournisseurs et sous-traitants respectent l'initiative Global Compact de l'Union européenne, qui demande aux entreprises d'adopter des principes concernant les droits de l'homme, les normes de travail, l'environnement et la lutte contre la corruption. Nous sommes fermement convaincus que les problèmes sociaux et environnementaux sont étroitement liés.
Tomas Ekström

Quels sont les plus grands défis auxquels vous devez faire face en termes d'environnement et de développement durable ?
Kinnarps n'a de cesse de travailler pour développer des méthodes visant par exemple à réduire le volume de produits chimiques utilisés dans notre production. En outre, nous réfléchissions à la manière d'appliquer une approche davantage axée sur le principe du « berceau au berceau », via laquelle les produits peuvent être réutilisés et recyclés totalement sans qu'ils se dégradent. Pour ce faire, nous recherchons des alternatives en termes de matériaux, ainsi que de nouvelles façons de construire les meubles.
Tomas Ekström

Comment le développement durable permet-il d'augmenter les profits ?
Nos clients exigent des alternatives durables et, comme nous avons une approche durable claire, notre entreprise en bénéficie. Une approche durable est également importante si l'on souhaite attirer un personnel compétent et qualifié.
Elisabeth Slunge

Décrivez un projet écologique soutenu par Kinnarps.
L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui est entre autres responsable de la liste rouge des espèces menacées, souhaitait construire la première maison certifiée Platinium conformément aux normes LEED. Kinnarps a fourni l'ensemble des meubles pour l'intérieur. Nous avons par exemple été choisis pour notre engagement en faveur d'une gestion durable des forêts (FSC).
Tomas Ekström

Quelles mesures prenez-vous pour réduire les émissions de CO2 dans vos usines ?
Aujourd'hui, nos usines de Kinnarp et Skillingaryd sont chauffées avec des briquettes fabriquées à partir des déchets de notre production. D'après nos calculs, cela signifie que Kinnarps a réduit ses émissions de CO2 de plusieurs centaines de milliers de tonnes. En outre, nous effectuons des contrôles réguliers pour sceller les éventuelles fuites d'air comprimé, qui sont normalement très énergivores dans notre secteur.
Tomas Ekström