Du bureau au pouf poire

2016-10-11

Aujourd'hui, chaque employé possède sa propre méthode de travail, et les différentes générations ont des souhaits différents pour leur environnement de travail. L'espace de travail parfait doit stimuler la créativité tout en garantissant la modularité, et en tenant compte de l'ergonomie.

Autrefois, les espaces de travail étaient généralement composés de sièges de travail robustes et de tables de réunion ovales. Ces meubles font toujours partie de la plupart des espaces de travail, mais bon nombre d'entre nous sont désormais capables de travailler tout aussi bien sur un canapé ou un pouf poire. La plupart des gens s'accordent à dire qu'un environnement de travail varié fait des merveilles en termes de créativité. Quelques-unes des plus grandes sociétés au monde, telles que Google, Microsoft et Spotify, ont en outre été saluées pour leurs environnements de travail hors du commun, où l'on trouve hamacs, jeux vidéo et tables de ping-pong.

Jane Ahlin, ergonome chez Ergo@Work et présidente de la Human Factors and Ergonomics Society pour la Suède, ne recommande pas de se débarrasser de tous les bureaux pour les remplacer par des coussins à même le sol et des piscines à balles. D'après un sondage réalisé par Kinnarps et United Minds, quatre employés sur cinq veulent avoir accès à du mobilier ergonomique. Quatre employés sur dix travaillent debout toute la semaine et un employé sur deux s'est déjà adressé à un ergonome. Toutes les générations n'ont pas la même vision de l'environnement de travail : les plus anciennes ont des goûts plus classiques et privilégient l'ergonomie et le calme. 76 % des employés de bureau âgés de 51 à 69 ans estiment qu'il est important de disposer de son propre bureau, contre moins de 50 % chez ceux de 15 à 35 ans.

À en croire Ahlin, la prise de conscience progresse aussi sur ce point :
« Cette démarcation me semble se réduire. Avant, les jeunes étaient invincibles, mais maintenant, ils se montrent davantage à l'écoute. Beaucoup ont souffert de fatigue musculaire à un moment donné ou connaissent des personnes qui en ont souffert. Ils sont donc plus attentifs à ce qu'ils ressentent lorsqu'ils travaillent. »