Johnson Controls est délibérément discrète en Suède ; l’entreprise travaille essentiellement avec des clients internationaux.

Une mission : optimiser

C’est avec Global Workplace Solution, GWS, que travaillent Johnson Controls et Peter Bäckström. Une entreprise qui monte, avec une mission : « mettre un terme à l’inconfort ».

« Prix bas mais contenu élevé » est un slogan qui correspond bien à notre époque. Peter Bäckström, directeur des relations clients au siège de Johnson Controls’ Nordic à Solna, en Suède, s’intéresse tout particulièrement à cette question. Son objectif est de rendre ses clients les plus rentables possible.

L’entreprise américaine Johnson Controls travaille dans trois domaines différents. Une branche livre et installe des garnitures et des fixations pour l’industrie automobile. Une autre est spécialisée dans les solutions d’énergie et fabrique des batteries. La troisième, celle dans laquelle travaille Peter Bäckström, se charge de « construire l’efficacité » : équipements techniques, solutions techniques et maintenance continue. « Nous sommes passés de la gestion de la construction d’un bâtiment à la gestion et la direction de ce qui se passe à l’intérieur d’un bâtiment. Nous observons également le comportement des utilisateurs », explique Peter Bäckström.

Johnson Controls est discrète en Suède. Il y a d’ailleurs à peine une plaque sur la porte, ce qui est une stratégie consciente. Les petites entreprises à l’échelle nationale ne sont pas des clients intéressants. Les entreprises internationales prêtes à faire bouger les choses sont nettement plus attractives. Quiconque consulte Johnson Controls doit être prêt pour le changement.

« Notre concept commercial est de prendre en charge la maintenance technique et les fonctions de service d’un bâtiment et de créer une solution intégrée qui apporte plus de flexibilité, une qualité plus élevée et des coûts plus bas. Cela signifie que c’est également à nous d’investir à la fois dans le matériel et dans l’humain. C’est pourquoi nous recherchons des clients qui soient prêts pour une collaboration à long terme.

Les petites entreprises à l’échelle nationale ne sont pas des clients intéressants. Les entreprises internationales prêtes à faire bouger les choses sont nettement plus attractives. Quiconque consulte Johnson Controls doit être prêt pour le changement.

« Il peut être difficile de passer d’un contrôle total des moindres détails à un environnement dans lequel Johnson Controls, en tant que fournisseur, est responsable de tout. Une partie importante du défi pour cette industrie consiste à mesurer les résultats. Comment évaluer le nettoyage, par exemple, lorsque la notion de propre n’est pas la même pour tout le monde ? »

Comment optimiser l’utilisation de l’espace Afin de rester au courant de tout ce qui se passe dans chacun des domaines, Johnson Control emploie un certain nombre d’« experts en la matière ».

« Si une plante nécessitant un arrosage une semaine sur deux plutôt que toutes les semaines arrive sur le marché et que l’entreprise possède 10 000 plantes, alors il est temps de les remplacer. Nos experts ont des contacts avec des entreprises spécialistes dans différents domaines des services, telles que Securitas sur le marché de la sécurité par exemple », explique Peter Bäckström.

De nombreuses entreprises avaient déjà commencé à manifester de l’intérêt pour les économies d’énergie avant la récession économique, mais à l’époque, il s’agissait plus de chauffage et de climatisation. En revanche, maintenant,  ils souhaitent aborder des questions plus subtiles. Qui, par exemple, va utiliser les machines, et comment. La tendance consistant à réduire l’espace de bureau et à mettre plus de personnel dans l’espace restant a connu ses premiers adeptes il y a plusieurs années.

« Si une entreprise souhaite diminuer ses coûts et réduire ses dépenses de nettoyage d’une couronne par mètre carré alors qu’une partie de l’espace n’est toujours pas utilisée, je ne pense pas que l’utilisation de l’espace soit optimale. La question devrait être : Comment optimise-t-on l’utilisation de l’espace ? Est-il possible de supprimer un étage entier ? Nous recommandons souvent le concept de « bureau flexible » consistant à regrouper l’entreprise et à faire partager le même bureau à plusieurs employés. Fantastique ! »

C’est là, estime Peter Bäckström, qu’une grande partie de la philosophie Kinnarps entre en jeu. Et il voudrait donner quelques conseils pour l’avenir.

« Désormais, il y aura beaucoup plus de mouvement. Une table de réunion devrait en principe pouvoir être transformée en un rien de temps en plusieurs tables plus petites. L’aménagement d’une salle de relaxation est également une tendance pour l’avenir. J’appelle cela une fonction « coulisses ». Chacun a besoin de passer un peu de temps hors des projecteurs au cours de la journée. De cette façon, vous êtes plus efficace une fois sur scène.

On s’assoit juste un peu sur le côté. Dans un canapé confortable avec une table basse et des tapis doux.

« Vous pouvez vous y détendre un moment. Personne n’est autorisé à y travailler. Tout y est confortable et douillet. Les gens y sont heureux. Nous nous y retrouvons avec beaucoup de plaisir le vendredi. C’est ainsi que chaque mètre carré superflu devrait être utilisé. C’est là que Kinnarps entre en jeu », explique Peter Bäckström. Quelles seront les exigences de la prochaine génération pour le lieu de travail ? Un employé de Johnson Controls passe son temps à étudier des recherches sur l’environnement de travail, etc. et tente de découvrir les exigences et les besoins de la prochaine génération pour leur lieu de travail. Quelle sera leur mobilité ? Chaque année, une enquête est publiée et indique ce à quoi ressembleront les bureaux de demain en Europe.

« En 2008, seul un employé sur trois disposait de son propre espace de travail, par rapport à 2002. La vie au bureau connaît actuellement une véritable révolution. Il est temps de commencer à former les dirigeants afin qu’ils puissent gérer des employés travaillant à distance. Comment savoir s’ils travaillent vraiment ? Quels objectifs fixer ? »

Je ne comprends pas très bien ce qu’il dit et le mot « Controls » dans le nom de l’entreprise. Est-ce que Johnson Controls est tout simplement un intermédiaire difficile ? Est-ce que chaque entreprise n’arrive pas à un point où elle a assez réduit ses effectifs et externalisé ? Je me pose la question. « Bien sûr »,répond Peter Bäckström, « mais peut-être que c’est à ce moment-là qu’il faut se demander : Sommes-nous toujours les meilleurs ? Ou peut-être que cela suffit d’être deuxièmes ?

« Et nous devons montrer qu’un intermédiaire est exactement le contraire de ce que nous sommes. Nous mettons un terme à l’inconfort. Nous intégrons les connexions de façon à ce que tout coule tout seul. Nous travaillons à distance, tout en restant proches. Si quelqu’un appelle pour dire que les lumières des toilettes ne marchent plus, nous faisons le nécessaire pour les remplacer immédiatement. Nous travaillons à l’échelle mondiale,mais avec des connaissances de l’environnement local. Notre mission est d’optimiser le lieu de travail. Personne ne peut y être opposé. »

LOTTA JONSON