Kinnarps aide le Château de Versailles dans sa politique de remeublement.

 

Notre projet :
Restauration du fauteuil de bureau du Dauphin

Fauteuil de bureau livré en 1745 pour le cabinet intérieur du Dauphin (fils de Louis XV et père de Louis XVI et des rois de la Restauration Louis XVIII et Charles X) au Château de Fontainebleau, ce très beau siège est caractéristique des productions parisiennes à l’époque où le style rocaille connaît son apogée (1730 à 1760 environ).

Siège d’une grande qualité de fabrication (pour un oeil exercé, immédiatement identifiable) mais utilitaire avant tout, il présente des proportions différentes de celles d’un fauteuil de salon.
Prémices de l’ergonomie, le siège possède des accotoirs hauts afin d’être dans le prolongement du bureau lui-même. Ils sont nettement en retrait du bord de l’assise pour une plus grande proximité avec le plan de travail.
En outre, le dossier est plus cintré et plus bas que celui d’un siège de salon. Son revêtement,  un maroquin, est adapté à un usage intensif.
Le journal d’entrée du Garde-meuble de la Couronne mentionne, à la date du 20 septembre 1745, une livraison du marchand tapissier Sallior en ces termes :
« Un fauteuil de bureau couvert de maroquin rouge, garni de galon d’or cloué de clouds dorés, le dossier ceintré, les bras recullés et à manchettes, les bois sculptés dorés. »
Ce descriptif fait de ce siège le plus ancien fauteuil de bureau provenant de l’ancien Garde-Meuble royal actuellement identifié.

Un siège identique avait été livré en février de la même année pour l’appartement du Dauphin au château de Versailles, ce qui justifie aujourd’hui sa présentation dans ces lieux.

Acquis par le Château de Versailles auprès d’un antiquaire américain de Kansas City, le fauteuil de bureau est actuellement en cours de restauration dans les ateliers d’ébénisterie du château. Il a été débarrassé de sa garniture de tissu, et les pieds, qui avaient été tronqués de 5 cm environ, ont été restaurés aux dimensions originales.
Le travail de restauration de la dorure a été confié à un prestataire extérieur, spécialisé en restauration de bois doré et polychromé.
L’intervention, près de 400 heures de travail, porte sur la conservation de la dorure d’origine encore en place, complétée dans les parties manquantes par une dorure patinée au même ton.

« Par ce mécénat, Kinnarps renoue avec les origines artisanales de son métier. »